C’est sur la péniche "Maxim’s", près de la Tour Eiffel, que Marine Le Pen avait donné rendez-vous ce mercredi à la presse pour présenter son projet présidentiel pour l’Outre-Mer. Mais si la presse nationale s’était déplacée en grand nombre, ce n’était pas pour ce volet du programme mais bien pour interroger la candidate sur les caricatures racistes d’un militant mises sur internet, ou encore sur son manque annoncé de parrainages.
Les ultramarins doivent avoir "la priorité"
Parce que les Outre-Mer "se sentent loin, méprisés et abandonnés, l’Etat devrait faire encore plus". Entre démonstration d’affection et propositions générales, Marine Le Pen a tout fait pour séduire un éventuel électorat ce matin.
"Il faut mettre en place un véritable couloir économique prioritaire entre la métropole et l’Outre-Mer a affirmé la candidate, c’est à dire un Etat stratège, protecteur, pour permettre aux territoires de profiter des actions de l’Etat".
Une action de l’Etat sur l’aide aux entreprises, qui auraient un espace financier réservé, moins de charges patronales et pourraient bénéficier à nouveau de certains dispositifs de défiscalisation.
Pour le Front National, le développement doit aussi passer par le tourisme. Avec une baisse du prix des billets d’avion, notamment grâce à l’ouverture à la concurrence du secteur aérie n... "La continuité territoriale n’est pas assurée", a martelé Marine Le Pen, plaidant également pour "un internet libre et accessible à tous".
Dans le projet présidentiel, on retrouve aussi d’autres mesures, avec souvent cette notion de "préférence locale" : priorité à l’emploi, aux logements sociaux, aux études pour les plus jeunes, abandon du droit du sol pour lutter contre une immigration massive, maintien des congés bonifiés. .. Marine Le Pen s’est dit également prête à des "négociations musclées" avec la grande distribution, et à un dialogue permanent entre Etat et élus locaux pour encadrer les tarifs des carburants.
Pas de déplacement aux Antilles pour l’instant
Mais la candidate d’extrême droite ne pourra pas pour l’instant défendre son programme sur place puisqu’à part un déplacement à la Réunion la semaine prochaine, son déplacement aux Antilles prévu en mars est pour l’instant reporté sine die. "Je regrette profondément d’êre obligée de reculer, je n’espère pas annuler, mais nous avons un gros problème de budget de la campagne", a regretté Marine Le Pen. "Nous sommes en train de rechercher des parrainages, essentiels car sinon je ne pourrais pas me présenter à l’élection présidentielle. Mais le moment où je comptais venir, la première quinzaine de mars, est celui où nous serons près du dépôt définitif des parrainages.
Alors j’espère que tout se débloquera après pour pouvoir me permettre de visiter et saluer nos compatriotes martiniquais, guadeloupéens et guyanais, que je porte particulièrement dans mon coeur car c’est avec eux que j’ai fait ma première campagne politique quand j’avais 19 ans".
En voulant jouer sur l’affectif, la candidate espère certainement parvenir à faire meilleure campagne Outre-Mer que son père. Pour l’instant, selon son entourage, elle n’a obtenu aucun parrainage aux Antilles.
AD (photo AD)
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